L’anglais et moi ça avait pourtant bien commencé, j’ai la chance de partir deux mois à New York pendant les grandes vacances quand j’avais 10 ans, ce qui m’avait donné des facilités évidentes une fois retourné en France pour les cours d’anglais du collège, mais le système d’éducation français étant ce qu’il est, tous les bénéfices que j’avais acquis pendant mon séjour linguistique avaient fondu comme neige au soleil.
J’avais tellement dégringolé que j’ai finit une année scolaire avec une note d’anglais en dessous de la moyenne, et pour couronner le tout, le commentaire de l’institutrice dans mon bulletin était « pas doué pour les langues ».
Mais je pense que le plus grave dans tout ça était que j’ai finit par le croire et à me convaincre moi-même qu’effectivement je n’étais pas fait pour ça. Pendant tout le reste de ma scolarité, mes notes d’anglais ont gravité autour de 10/20!
Et avec mon médiocre 12/20 au bac, je n’étais même pas capable de faire une phrase correcte, alors que j’en faisais depuis 12 ans !
Aujourd’hui pourtant je regarde tous mes films en VO sans utiliser de sous-titres, je peux faire un voyage en solo de 3 semaines au Royaume Uni et communiquer sur place avec les gens sans problème. J’ai assisté au séminaire de Tony Robbins Unleash the Power Whithin deux fois. 50 heures de séminaire réparties en 4 jours, le tout sans avoir besoin du casque de traduction !
Morale de l’histoire : il n’est jamais trop tard, si vous essayez depuis des années sans y arriver, le problème ne vient pas forcément de vous. Ce n’est pas vous qui êtes nuls, c’est la méthode qui l’est et qui nécessite d’être changée.

Cet article s’inscrit dans le cadre de l’événement « des blogs et des langues » sur le thème Pourquoi la culture et langue d’un pays sont deux éléments étroitement liés? organisé par le blog de Chloé Donin du blog mordus d’Italie
Dans un article précédent j’ai expliqué que dans les écoles françaises on apprend les langues étrangères de la même manière qu’on y apprend des maths. En gros les cours de langues sont faits de règles de grammaires, de listes de vocabulaires à apprendre et d’exercices à faire.
J’ai personnellement été assez mauvais en maths au lycée, et je suis loin d’être le seul. Il y a une raison pour laquelle les maths peuvent paraître difficiles et ennuyeux à certains nombre d’entre nous. Et la raison n’est pas que ça soit si compliqué, c’est juste que nous n’en voyons pas l’utilité !
Je ne dis pas que les maths ne servent à rien, au contraire, on n’aurait pas un tel avancement technologique et civilisationnel sans eux.
Le problème est qu’on nous fait apprendre des maths mais on ne nous explique pas à quoi ça sert ni comment ils peuvent nous bénéficier dans la vie de tous les jours, du coup difficile d’aimer ça si on n’a pas naturellement la fibre scientifique et ils deviennent une corvée qu’on doit se trimballer au mieux jusqu’au bac avant d’en être débarrassés.
Vous souvenez-vous du sketch de Gad El Maleh : Where is Bryan? Bryan is in the kitchen
https://www.youtube.com/watch?v=11jG7lkwDwU
Je caricature mais les langues à l’école c’est un peu ça: on apprend à dire des choses qu’on ne dirait jamais dans la vraie vie. Exactement comme les maths.
Qu’est-ce-qu’il manque alors?
Je vous donne un autre exemple :
vous souvenez-vous de la fois où vous êtes brossés les dents il y a 1 mois et demi? pour 99% d’entre vous la réponse sera non.
Vous souvenez-vous de ce que vous faisiez lors du 11 septembre 2001 ? pour 99% d’entre vous (si vous n’étiez pas trop jeunes) la réponse est oui.
Pourquoi se rappelle-t’on de l’un et pas de l’autre?
La réponse est l’émotion. 
Vous brosser les dents vous l’avez déjà fait des milliers de fois, le 11 septembre 2001 est si important que ce n’est pas une information anodine, on est marqué à jamais par cet événement.
OK, très bien vous allez me dire mais quel est le rapport avec l’apprentissage des langues étrangères?
L’émotion justement. L’exemple du 11/09/2001 n’est peut-être pas le plus pertinent car ce n’est pas ce types d’émotions qui va nous aider mais je suppose que vous avez compris le principe.  
L’émotion est plus puissante pour retenir une idée.
Et comment mieux apprendre une langue grâce à nos émotions? Au travers de la culture du pays.
 
J’ai évoqué dans un article précédent l’importance de l’apprentissage par immersion pour multiplier ses progrès. Si c’est si efficace ce n’est pas juste grâce au temps supplémentaire auquel on est mis en contact avec la langue étrangère en question, c’est avant tout parce qu’on est imprégné de la culture du pays. Quand on est dans un contexte où l’on doit intéragir avec les autres on sait tout de suite de quel vocabulaire on a besoin, on éprouve du plaisir à travailler quand on sait quel est le but à atteindre et on est convaincu de l’utilité des efforts que l’on est en train de mettre en oeuvre pour y arriver.
Quand on apprend une langue grâce à sa culture tout devient plus facile.
La culture donne à la langue son contexte, ce fameux contexte qui manque aux maths et qui fait qu’énormément de gens ont du mal avec cette discipline.
Le contexte culturel est le terreau dans lequel la langue prend tout son sens, dans lequel elle peut exister, elle n’est plus juste une liste de vocabulaire à régurgiter, elle devient vivante.

Des méthodes pour apprendre l’anglais il en existe tout plein, certaines plus efficaces que d’autres, il existe plusieurs approches, plusieurs pédagogies différentes, pour certaines personnes, telle méthode ou telle méthode sera plus adaptée.
Mais celle dont je vais vous parler est tout simplement la meilleure, que ce soit en terme d’efficacité, de rapidité ou de facilité.

Il s’agit tout simplement de la méthode par immersion.

Quand on était à l’école, le nombre d’heures de langue qu’on avait était à peu près de 2 et 4h par semaine, au mieux. Tandis que quand on est en voyage à l’étranger, 4h c’est le nombre d’heures pendant lequel on est en contact avec cette langue par jour!

Ne serait-ce qu’en termes de temps, par rapport à un apprentissage classique scolaire, apprendre en immersion fait déjà la différence.
Si vous avez dans votre entourage des gens qui ont eu l’occasion de partir à l’étranger pendant une durée assez longue, les changements ont du être flagrants.

J’ai une amie qui est partie quelques mois dans un pays arabophone sans parler un seul mot d’arabe, en à peine 3 mois elle le parlait couramment ! Alors que si elle avait décidé d’apprendre ça à l’école avec les méthodes pédagogiques que l’on connait elle ne serait arrivé à ce résultat qu’après plusieurs années!
Quand on y pense, l’arabe est une langue très éloignée des langues européennes, que ce soit en termes de prononciation ou de structure grammaticale, c’est d’autant plus impressionnant de se dire que si cette méthode permette d’apprendre cette langue aussi vite, imaginez alors ce que cela pourrait donner avec une langue proche de la notre comme l’anglais! (la durée d’apprentissage ne fait évidemment pas tout, et dans un prochain article je reviendrai plus en détails sur les mécanismes qui font qu’apprendre de cette manière est plus efficace)

Même sans manuel, sans dictionnaire, sans stratégie d’apprentissage en étant à l’étranger vous apprendrez la langue du pays en question bien plus efficacement qu’en prenant des cours chez vous.
Le fait d’avoir à interragir avec les gens toute la journée vous fait apprendre, même en écoutant passivement sans faire l’effort conscient d’apprendre on en retire quelque chose.

C’est comme ça qu’un bébé apprend sa langue maternelle, il n’a pas besoin de livre de grammaire, il écoute et il copie. De cette façon il apprend intuitivement.

La difficulté de mettre en pratique cette méthode est évidente : « Et si je n’ai pas la possibilité de partir à l’étranger tout simplement, dois-je faire une croix sur cette méthode? J’ai un travail, des études, des enfants, c’est trop cher, je ne peux pas me permettre de partir plusieurs mois à l’étranger juste pour m’améliorer en langues. Est-ce-que les bénéfices ne sont réservés qu’à des étudiants érasmus?»

Non car en étant astucieux on peut rassembler les avantages du séjour linguistique à l’étranger et se mettre en pleine immersion en restant chez soit, ce sera l’objet d’un prochain article.

Cet article s’inscrit dans l’événement inter-blogueurs « mes 5 films préférés » organisés par le blog

https://espagnol-pas-a-pas.fr

The Terminal

Un citoyen d’une république fictive d’Europe de l’Est voit son visa annulé suite à la disparition de l’état d’où il vient à cause d’une révolution, il se retrouve coincé à l’aéroport de JFK à New York sans avoir le droit ni d’aller sur le sol américain, ni de pouvoir rentrer chez lui

Le film est déjà excellent en soit (comme tous les films de Spielberg) mais il a un intérêt certain quand on est en train d’apprendre une langue étrangère et l’anglais en particulier. The Terminal nous met dans la situation d’un personnage coincé sur une terre étrangère dont il ne comprend pas la langue, et est complètement perdu. Le film nous fais vivre l’expérience du personnage par procuration, car on se projette dans la même situation que lui,et on se demande ce qu’on ferait à sa place.

Quand on a envie d’évaluer son propre niveau en langues ça nous fait comprendre où nous en sommes nous même.

Au fur et à mesure que le personnage apprend la langue et comprend les règles de son nouvel environnement on évolue avec lui.

Mad Max Fury Road

Un de mes plus grands chocs cinématographiques de ces dernières années, le film de la décennie 2010 selon moi et je suis sur qu’on en parlera encore dans 30 ans.

j’ai littéralement redécouvert pourquoi j’aime le cinéma grâce à lui. Ce film prend à contre-pied tous ce que les (mauvais) blockbusters de notre époque font: alors qu’un transformers 8 ou un fast and furious 15 va être calibré pour plaire au plus grand nombre de spectateurs et donc à rajouter toujours plus d’action sans âme faites par ordinateur, Mad Max opte pour une histoire simple avec des enjeux humains et des effets visuels pyrotechniques et non réalisés intégralement par en images de synthèse, le résultat? Tout ce qui apparait à l’écran paraît réel !

Le réalisateur Georges Miller fais confiance à l’intelligence du spectateur en faisant le pari d’une narration purement visuelle, comme si c’était un film muet, pas de dialogues superflus pour paraphraser ce qu’on comprend déjà (au cas où les 2 spectateurs du fond n’auraient pas compris), les scènes d’action ne sont pas présentes simplement parce qu’il faudrait en mettre, elles ont une signification nous font prendre conscience de l’évolution des rapports entre les personnages et font évoluer le récit. Quelqu’un qui ne parle pas anglais pourrait presque le regarder en VO sans sous-titres et comprendre quand même l’histoire

C’est l’émotion que le film procure qui véhicule du sens. Et c’est pareil pour l’apprentissage des langues.

The Walk

L’histoire d’un funambule français dont le rêve et de faire son numéro d’équilibriste entre les 2 tours du world trade center en les reliant clandestinement avec une corde juste avant leur inauguration en 1973 !

C’est assez ironique de voire un personnage français interprêté de cette façon par un américain, car oui, l’acteur (Joseph Gordon Levitt) parle en français dans certaines scènes du film (même en VO!) qui se passent à Paris et joue le rôle d’un francophone qui apprend l’anglais car il en a besoin pour aller à New York et accomplir son rêve. Pour les scènes tournées en anglais il doit donc imiter un accent français !

Ce chef d’oeuvre réalisé par Robert Zemeckis (Forrest Gump, Seul au Monde, Retour vers le future), cinéaste vraiment sous-estimé n’a malheureusement pas eu le succès qu’il méritait, donnez lui sa chance et c’est vous qui gagnerez au change d’avoir découvert un tel film !

E.T.

J’ai hésité à mettre 2 films de Spielberg dans une liste aussi courte, mais ce film a une place spéciale dans mon coeur car c’est un de mes plus anciens souvenirs de cinéma, probablement un des 1ers films que j’ai du voire, bref c’est toute mon enfance.

Ma meilleure manière de résumer ce film (car je suis sur que vous l’avez déjà tous vu, sinon courrez vite l’acheter!) est celle-ci

Comment deux êtres venant de mondes séparés par des années lumières de distances peuvent communiquer et se comprendre sans avoir besoin de parler, langage du coeur étant universel.

2001 l’Odyssey de l’espace

Film plus austère que les 4 précédents qui sont assez grand public, il y a peu de chances que vous l’ayez vu si vous n’êtes pas cinéphiles. Si vous voulez le découvrir dans les meilleurs conditions, il a été ressorti cette année dans une version restaurée en 70 mm dans certaines salles de France et un peu plus tard en blu-ray.

Il est difficile de résumer ce film, c’est avant tout une expérience métaphysique vertigineuse et par moments une abstraction conceptuelle qu’il faut absolument avoir vécu une fois dans sa vie. Un film visionnaire et en avance sur son temps qui a anticipé beaucoup de choses. Selon certains un des plus grands films qui ai jamais existé, et 2018 est la meilleure année pour le (re)découvrir.

Selon que l’on veuille apprendre l’anglais pour faire un doctorat de littérature anglaise ou qu’on veuille juste apprendre les bases pour pouvoir avoir des conversations simples avec un anglophone, l’approche dont on aura besoin ne sera pas la même.

 

Si on part faire du tourisme aux USA ou au Royaume Uni, ou même dans un pays non anglo-saxon, on aura besoin d’un vocabulaire simple et ciblé.

Par exemple apprendre à demander son chemin ou connaître le vocabulaire d’un menu de restaurant afin de pouvoir passer commande etc…

Tandis que si on a pour objectif par exemple de faire un cursus universitaire d’anglais, où d’acquérir des compétences dans cette langue pour des raisons professionnelles  on a besoin de précision et d’exhaustivité.

 

Le problème de la plupart des méthodes scolaires c’est qu’elles nous apprennent l’anglais ou lieu de nous apprendre à parler anglais. Ces deux choses sont complètement différentes.

Pour bien faire la distinction entre ces deux notions je vais reprendre un exemple que j’ai utilisé dans un précédent article: l’arrivée à l’école primaire.

Vous êtes arrivés à l’école à l’age de 6 ans pour apprendre le français (entre autre), mais vous le parliez déjà avant. Ce n’est qu’au moment où vous êtes entrés à l’école que vous aviez commencé à apprendre le français dans toute sa complexité, la grammaire, la conjugaison, du vocabulaire plus spécifique.

Donc une des premières choses à savoir quand on veut se lancer dans l’apprentissage de l’anglais c’est de bien définir vos objectifs afin d’adopter la bonne  stratégie .

 

Voulez vous apprendre l’anglais ou voulez vous apprendre à parler anglais?

 

Si vous voulez apprendre l’anglais, n’importe quel manuel fera l’affaire, mais si vous voulez apprendre à le parler ça ne sera pas suffisant. Si vous voulez le parler il vous faut un interlocuteur et aucun manuel au monde ne  pourra remplacer ça.

 

Comme la majorité des gens, vous avez surement commencé l’apprentissage de l’anglais à l’école, avec pas plus de 2 ou 3 heures de cours par semaine.

On vous a fait apprendre des règles de grammaire, fait apprendre par coeur des listes de vocabulaire et de de verbes irréguliers, on vous a donné des exercices à faire. Et si vous aviez un peu de chance le prof diffusait un film en classe de temps en temps.

Exactement ce qu’il se fait dans tous les enseignements académiques (universitaires et organismes de formation).

 

Le problème quand vous apprenez une langue de cette façon c’est que vous l’apprenez comme si vous faisiez des maths, c’est à dire que quand essayez de parler, vous le faites en additionnant des règles de conjugaison, pour former un tout cohérent et logique. Si ça peut faire sens sur le papier je vous demande de vous poser cette question :

Comment avez vous appris le français? 

 

Si c’est votre langue natale vous l’avez apprise avant tout en écoutant votre entourage la parler, et ensuite vous avez commencé à prononcer un mot, puis deux, et avant même d’être capables de faire une phrase complète vous étiez déjà capable de vous exprimer un minimum avec votre famille.

Et quand vous êtes arrivés à l’école primaire à l’âge de 6 ans pour y apprendre à lire, écrire, et conjuguer vous étiez déjà capables de faire des phrases correctes sans que vous n’ayez JAMAIS ouvert un seul manuel de français.

Ce simple exemple devrait vous interpeller.

 

Pour faire simple vous avez appris parce que vous étiez en pleine immersion, et du coup ça vous est venu naturellement, vous ne vous savez pas comment vous avez fait, vous ne vous rappelez même pas comment c’était de ne pas savoir parler votre langue maternelle tellement celle-ci est naturelle.

 

Apprendre une langue par immersion est tout simplement le meilleur moyen qui soit.

 

Si en étudiant une langue de façon académique, vous arriverez un jour ou l’autre à la parler, ça ne se fera que (très, très) lentement. Pour ma part après 12 ans d’anglais je suis sorti de l’école avec un niveau médiocre.

Tandis que si vous l’apprenez en pleine immersion, c’est l’affaire de quelques mois à peine.

Malheureusement tout le monde n’a pas la chance d’être né dans un environnement bilingue ni de pouvoir partir quelques mois à Londres ou New York pour s’entraîner.

 

Mais heureusement comme on vit dans une époque où internet est totalement démocratisé, mettre de l’anglais dans son quotidien et l’apprendre sans avoir à faire des milliers de km ni en se ruinant n’a jamais été aussi facile.

 

Je vous écrirai dans un prochain article les méthodes les plus simples pour bien commencer.

 

 

Bonjour à tous

 

Si vous arrivez sur ce site, c’est probablement que vous êtes en difficulté avec l’apprentissage de l’anglais comme je l’ai été aussi.

J’ai personnellement eu des cours d’anglais à l’école pendant plus de 12 ans, ce qui est une période très longue et pourtant ça ne m’a pas servi à grand chose.

Que ce soient les cours d’anglais de l’école primaire, du collège, du lycée ou de l’université, ça en revenait au même. Après 12 ans j’étais totalement incapable de m’exprimer correctement dans cette langue.

Aujourd’hui pourtant, Je me débrouille très bien en anglais, je peux affirmer que je le parle couramment.

Au niveau de classification européenne j’ai le niveau B2, ce qui correspond à niveau intermédiaire avancé. Et pourtant je n’ai suivi aucune formation d’anglais depuis la fin de mes études, je n’ai pas ouvert un seul manuel d’anglais, j’ai acquis le niveau que j’ai aujourd’hui totalement en autodidacte!

 

 

Ce site a pour but de parler de mon expérience et de vous la faire partager afin que y appreniez ce que l’école n’a jamais pu vous enseigner!

 

Amine